Empiler son argent sur le Livret A n’est plus synonyme de sécurité absolue. Les repères d’hier vacillent, les certitudes s’effritent. Les taux d’épargne, naguère fièrement brandis, se sont effondrés, laissant sur le carreau des placements jadis encensés et aujourd’hui largement dépassés. Impossible, désormais, de s’en remettre aux recettes d’avant. Le paysage de l’investissement s’est métamorphosé : la quête du meilleur investissement en 2020 réclame de repenser entièrement sa stratégie.Certains placements, longtemps considérés comme des valeurs sûres, sont devenus des pièges à éviter. D’autres, en revanche, affichent des rendements séduisants, à condition d’accepter une part de risque. Pas question d’imaginer tout perdre, mais il faut accepter que la valeur de son épargne puisse osciller, parfois brutalement.Alors, comment faire croître son capital aujourd’hui sans se tromper de direction ? Voici un panorama des placements qui tiennent la route.
Principaux investissements
Actions
Impossible d’ignorer le constat : sur le long terme, les actions restent les investissements les plus performants. Un portefeuille diversifié permet d’espérer une rentabilité comprise entre 6 % et 10 % par an. Mais attention, les variations peuvent être violentes, et certaines années, la perte est bien réelle. C’est un jeu qui se pense dans la durée : sur quinze ans, la probabilité d’être perdant s’efface quasiment.Deux atouts supplémentaires rendent les actions encore plus attractives : leur fiscalité peut être allégée avec les bons dispositifs (PEA ou assurance-vie) et les frais de gestion restent faibles quand on fait les bons choix.
Voici les principaux avantages à retenir :
- Fiscalité allégée via PEA ou assurance-vie.
- Frais de gestion contenus en optant pour les supports adaptés.
Repères pour les actions
- Rentabilité : 6 à 10 % par an en moyenne
- Fluctuations : fortes
- Horizon conseillé : long terme (10 ans ou plus)
- Frais : réduits avec les fonds indiciels (ETF)
- Fiscalité : allégée via PEA ou assurance-vie
- Disponibilité : immédiate
Obligations
Les obligations, bien qu’elles partagent certains codes avec les actions, sont moins volatiles. Leur rendement, inférieur, oscille entre 2 % et 5 % par an selon le type d’obligation sélectionné. En investissant dans des fonds obligataires via une assurance-vie, on profite de frais réduits et d’un cadre fiscal intéressant.Une obligation équivaut à prêter de l’argent à une entreprise ou à un État : plus l’emprunt est long, plus la rémunération est attractive.
Repères pour les obligations
- Rentabilité : 2 à 5 % par an en moyenne
- Fluctuations : modérées
- Horizon conseillé : moyen terme (au moins 3 ans)
- Frais : faibles avec des ETF
- Fiscalité : avantageuse en assurance-vie
- Disponibilité : immédiate
Les bons choix pour investir en bourse
Pour investir efficacement en bourse, quelques règles simples permettent d’éviter les erreurs les plus courantes. Pour approfondir le sujet, un guide complet est disponible gratuitement en téléchargement.
Choisir le type de compte : assurance-vie et PEA
Assurance-vie : flexibilité, fiscalité attractive et accompagnement
L’assurance-vie offre la possibilité d’investir sur de multiples supports (actions, obligations, immobilier…). Contrairement à l’idée reçue, l’argent n’est pas bloqué. Passé huit ans, une fiscalité très douce s’applique : chaque année, jusqu’à 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) sont exonérés d’impôt en cas de retrait.Autre intérêt : il est possible de confier la gestion de son épargne à des professionnels. Pour ceux qui manquent de temps ou de connaissances, c’est une garantie de sérénité et d’efficacité.
PEA : fiscalité allégée et contraintes à connaître
Le Plan d’Épargne en Actions permet d’investir sur des actions d’entreprises européennes tout en bénéficiant d’un régime fiscal favorable après cinq ans (uniquement les prélèvements sociaux sur les plus-values).Mais le PEA n’est pas sans limites :
- Plafond de versement à 150 000 €
- Fermeture automatique en cas de retrait avant cinq ans
- Investissement réservé aux actions européennes et à certains fonds
- Un seul PEA par personne
Bien choisir ses supports : l’intérêt des ETF
Après avoir déterminé la meilleure enveloppe fiscale, il reste à sélectionner les supports à intégrer à son portefeuille. Les courtiers en ligne proposent une large gamme de produits : OPCVM, actions, fonds immobiliers, ETF…Les fonds traditionnels cherchent à battre le marché, mais rares sont ceux qui y parviennent durablement. Les ETF, eux, se contentent de suivre un indice de référence, ce qui garantit une performance équivalente à celle du marché, sans mauvaises surprises. Leur atout majeur : des frais de gestion très bas, parfois dix fois inférieurs à ceux des fonds classiques. Chaque euro économisé en frais, c’est un euro de plus pour l’épargnant.À noter : Nalo propose une assurance-vie pilotée reposant uniquement sur des fonds en euros et des ETF actions/obligataires. En 2019, les performances de ces portefeuilles ont varié entre 6,46 % et 31,87 %. Une simulation permet d’estimer précisément le rendement potentiel.
Investir dans l’immobilier : quelles options privilégier ?
L’immobilier attire toujours, mais il implique un certain niveau de risque et des contraintes parfois lourdes (sélection du bien, gestion locative, travaux…). Pour s’éviter ces tracas, l’immobilier « papier » se présente comme une alternative souple, accessible sous différentes formes : SCPI, SIIC, ou OPCI.
Société d’Investissement Immobilier Cotée (SIIC)
La SIIC (ou foncière cotée) est une entreprise dont l’activité consiste à gérer un patrimoine immobilier (bureaux, commerces, logement). C’est un investissement boursier, proche d’un achat d’actions classique, mais exposé au secteur immobilier.Les atouts sont nombreux :
- Bonne diversification et frais limités avec les ETF
- Fiscalité allégée via l’assurance-vie
En contrepartie, la volatilité reste présente, même si elle est généralement moins forte que sur d’autres secteurs boursiers.
Repères pour les SIIC
- Rentabilité : 5 à 8 % par an en moyenne
- Fluctuations : modérées
- Horizon conseillé : long terme (dix ans ou plus)
- Frais : faibles avec ETF
- Fiscalité : avantageuse via assurance-vie
- Disponibilité : immédiate
SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)
Les SCPI permettent d’investir dans un parc immobilier locatif géré collectivement. La rentabilité moyenne tourne autour de 4,35 % par an, mais la volatilité est généralement faible. Attention : les frais d’entrée peuvent grimper jusqu’à 12 %, et la liquidité (facilité de revente) n’est pas toujours au rendez-vous.À la différence des SIIC, les SCPI offrent moins de diversification et les revenus sont soumis à l’impôt sur le revenu foncier, ce qui peut alourdir la note si votre tranche d’imposition est élevée.
Voici les points à comparer :
- Rendement moyen inférieur à 5 %
- Volatilité limitée, mais frais d’entrée élevés
- Parc immobilier souvent concentré en France
- Fiscalité lourde sur les revenus fonciers
- Revente parfois complexe
Repères pour les SCPI
- Rentabilité : 4,35 % environ
- Fluctuations : faibles
- Horizon conseillé : moyen à long terme (huit ans minimum)
- Frais : jusqu’à 12 % à l’achat
- Fiscalité : lourde (IFI, impôt sur le revenu foncier)
- Disponibilité : limitée, la revente dépend du marché
Location meublée (LMNP)
Investir dans la location meublée peut s’avérer rentable, à condition de bien choisir le logement et son emplacement, de négocier un prêt adapté et de sélectionner soigneusement ses locataires.Mais attention : lors du calcul de la rentabilité, il ne faut pas négliger les frais annexes (notaire, travaux, assurance loyer impayé…). Par ailleurs, l’immobilier locatif manque de diversification : posséder un seul bien, c’est s’exposer à un risque concentré. Enfin, la gestion demande un investissement personnel conséquent.
Repères pour la location meublée
- Rentabilité : 2 à 6 % en moyenne
- Fluctuations : faibles
- Horizon conseillé : long terme (dix ans ou plus)
- Frais : élevés (notaire, agence, assurance…)
- Fiscalité : modérée (IFI, impôts immobiliers)
- Disponibilité : faible, il faut vendre le bien pour récupérer les fonds
Immobilier : les placements à éviter
Certains investissements immobiliers s’avèrent risqués ou peu rentables :
- Les biens vendus sous le dispositif Pinel, souvent surévalués par rapport au marché grâce à la carotte fiscale
- Les mobil-homes en camping ou appartements en résidence de vacances, dont les frais de gestion s’envolent rapidement
- Les OPCI, généralement moins performants que les SCPI ou les SIIC
Placements sans risque : que reste-t-il ?
Pour ceux qui veulent dormir tranquille, il reste les produits garantis : livrets réglementés et assurance-vie investie à 100 % sur des fonds en euros. Mais il ne faut pas espérer des miracles côté rendement.
Livret A
Depuis février 2020, le Livret A affiche un taux d’intérêt de 0,5 %. C’est modeste, mais aucun autre livret ne fait mieux. Les livrets bancaires, même boostés par une offre promotionnelle, sont généralement moins attractifs car fiscalisés.
Repères pour le Livret A
- Rentabilité : 0,5 %
- Fluctuations : aucune
- Horizon conseillé : court terme (moins d’un an)
- Frais : aucun
- Fiscalité : aucune
- Disponibilité : immédiate
Fonds en euros
Le fonds en euros, adossé à de l’assurance-vie, est garanti et composé principalement d’obligations d’État ou d’entreprises. Les rendements, en baisse constante, tournaient autour de 1,5 % en 2019. Quelques fonds dépassent 2 %, mais cela implique souvent des frais élevés ou un ticket d’entrée minimum en unités de compte. Ces fonds sont accessibles via de nombreuses assurances-vie et plans d’épargne retraite.
Repères pour le fonds en euros
- Rentabilité : 1,5 % en moyenne (avant fiscalité)
- Fluctuations : aucune
- Horizon conseillé : court terme (moins de 3 ans)
- Frais : faibles avec une assurance-vie en ligne
- Fiscalité : allégée
- Disponibilité : immédiate
Placements sans risque à écarter
- PEL et CEL, dont les taux sont désormais inférieurs à ceux du Livret A
- Les livrets bancaires imposés
Quelle banque choisir pour démarrer le trading en ligne ?
Si votre banque actuelle vous bride sur les placements, il est peut-être temps d’explorer d’autres horizons. Les banques en ligne, aujourd’hui, offrent un accès direct aux marchés financiers et permettent d’investir sur la bourse ou les cryptomonnaies avec des ETF reconnus. Pour découvrir le fonctionnement de ces produits, consultez : https://www.flowbank.com/fr/centre-apprentissage/qu-est-ce-qu-un-etf
Avec ces plateformes, ouvrir un compte se fait simplement : être majeur suffit. Les fonds peuvent être transférés sans complication, et une fois le compte approvisionné, il devient possible d’investir rapidement sur les marchés financiers. Ces banques proposent des frais de transaction attractifs et offrent la robustesse du système bancaire suisse, réputé pour sa fiabilité.
Se former avant de se lancer dans le trading
Entrer sur les marchés financiers sans préparation s’apparente à marcher sur un fil. Les pertes sont possibles, mieux vaut donc investir uniquement des sommes que l’on est prêt à perdre. De nombreuses banques en ligne proposent des modules de formation pour comprendre les mécanismes du trading et des ETF, et ainsi progresser plus sereinement.
Pour augmenter ses chances de réussite, il est judicieux de suivre l’actualité des marchés, grâce à la veille proposée par ces banques. Rester informé, c’est multiplier les opportunités et éviter les fausses bonnes idées. À présent, le choix vous appartient : ouvrir un compte, se former, et tenter l’aventure du trading, où chaque décision peut marquer le début d’une nouvelle trajectoire financière.

